L’année 2021 sera-t-elle une bonne année boursière ?

Préparer votre avenir Investir Actualités Corona Budget – 08 janvier 2021

L'année 2020 s'est finalement révélée être une année record pour de nombreux indices boursiers, malgré le krach provoqué par le Corona. Il semble que 2021 sera également une année boursière favorable. Le point rapide de 6 facteurs positifs possibles.

1. Les banques centrales : les anges gardiens

bonne année bousière 2021
Le bourse monte et descend à court terme. Gardez la tête froide et souvenez-vous qu'investir est un exercice à long terme.

En mars 2020, l'économie a été durement touchée par les mesures de lutte contre le Corona et les effets continuent à se faire sentir. En réponse à cette impasse, les banques centrales ont ramené les taux d'intérêt à court terme à zéro. Elles ont également revu les taux d'intérêt à long terme à la baisse, par l'achat massif d'obligations d'État. Les taux d'intérêt bas encouragent « l’emprunt », stimulent les investissements et sont donc bons pour l'économie, tel est le raisonnement.

Des taux d'intérêt historiquement bas sont favorables lorsque vous voulez emprunter, mais ce sont les épargnants qui en font les frais. Les livrets d'épargne ou les obligations d'État ne rapportent alors rien ou très peu. Si vous souhaitez davantage de rendement potentiel, les actions sont pratiquement la seule option.

Mais les banques centrales ont fait plus. En intervenant de manière ciblée et pragmatique, elles ont permis au système financier de continuer à fonctionner.

Pour les investisseurs, c'est clair : les banques centrales sont les anges gardiens ultimes. Comme l’ont dit Jérôme Powell ou Christine Lagarde : les banquiers centraux feront tout ce qu'il faut pour sauver le système ou donner de l’oxygène à l'économie. Et, important aussi : elles ont indiqué qu’elles maintiendraient les taux d'intérêt à un niveau bas pendant de nombreuses années encore.

Une bonne nouvelle pour l'économie et les investisseurs.

2. Quatrième révolution industrielle

De nombreuses couches de la population ont découvert les avantages des solutions numériques. L’e-commerce, la vidéoconférence, la banque numérique, l'apprentissage à distance... ce ne sont là que quelques exemples.

La quatrième révolution industrielle est la fusion des mondes physique, numérique et biologique.

On évoque même la quatrième révolution industrielle. Il s'agit de la fusion des mondes physique, numérique et biologique. C'est l'intégration de l'intelligence artificielle, de la robotique, de l'internet des objets, de l'impression 3D, des modifications génétiques, de chaînes de blocs, de l'informatique quantique et d'autres technologies.

Il est possible qu'en 2021, le législateur prenne des initiatives pour encadrer davantage le monde numérique, mais cela n'arrêtera pas la digitalisation. La tendance est irréversible. Ce thème d’investissement sera donc également bien accueilli en 2021.

3. Transition énergétique et durabilité

En 2020, le télétravail obligatoire a permis de réduire remarquablement les embouteillages sur les routes. Une conséquence notoire, qui a clairement remis la question des émissions de carbone à l'ordre du jour.

En 2021, le problème du CO2 bénéficiera sans doute d’une grande attention également. Les Nations unies, entre autres, se concentreront sur le sujet, avec une conférence sur la neutralité carbone. La Chine a déjà annoncé qu'elle mettrait fin à l'augmentation des émissions de dioxyde de carbone d'ici 2030 et qu'elle deviendrait neutre en carbone en 2060. Le président Biden va également pousser les États-Unis dans cette direction et a promis de rejoindre l'Accord de Paris sur le climat. Le Danemark, qui est le principal producteur de pétrole dans l'Union européenne, cessera d'exploiter le pétrole et le gaz de la mer du Nord en 2050. Ce ne sont là que quelques exemples.

De nombreuses possibilités d'investissement dans des actions cotées en bourse autour de thèmes liés à l'environnement.

La neutralité carbone sera atteinte surtout grâce à l'innovation technologique. Ce qui nécessitera des billions de dollars d'investissement au cours des prochaines années. L'hydrogène comme carburant vert, la capture et le stockage du carbone et les nouvelles méthodes de transport et de stockage de l'énergie verte sont des initiatives qui nécessitent de gros investissements, mais qui peuvent aussi être potentiellement très rentables. Elles offrent de nombreuses possibilités d'investissement dans des actions cotées en bourse, qui sont actives et innovantes sur ce thème ou sur d'autres thèmes liés à l'environnement.

4. Des actions de croissance aux actions cycliques ?

Les actions de croissance sont celles qui sont encore en pleine phase de croissance. Les actions de croissance typiques sont plutôt des actions technologiques : cybersécurité, cloud computing, centres de données, médecine, biotechnologies, etc.

La demande, ou la demande potentielle, pour ces produits ou services est souvent énorme. Ces actions connaissent donc un fort développement, mais elles doivent également supporter des coûts énormes pour réaliser cette croissance. Dans cette phase de croissance, elles sont moins rentables, mais en raison de la vitesse à laquelle elles se développent et du potentiel qu'elles recèlent, les investisseurs sont prêts à intégrer ce futur profit dans le cours actuel.

Les actions de croissance ont particulièrement bien performé en 2020, et par extension depuis 2009. La forte hausse du Nasdaq (la bourse technologique américaine) en témoigne. Les actions de croissance devraient continuer à bien se porter en 2021. Les tendances sous-jacentes ne disparaîtront pas, elles prendront même de l'importance.

Les actions cycliques remportent de bons résultats quand l’économie se développe et de moins bons résultats quand l’économie ralentit.

Les actions cycliques suivent un cycle économique typique. Elles remportent de bons résultats quand l’économie se développe et de moins bons résultats quand l’économie ralentit. Les banques, les matières premières, l'industrie sidérurgique, mais aussi l'industrie du travail temporaire, en sont des exemples.

L'évolution des actions de croissance vers des actions plus cycliques a déjà pris un faux départ à plusieurs reprises en 2020. À l'époque, il semblait que le passage des actions de croissance aux actions cycliques était entamé, mais cela s'est avéré prématuré, car la deuxième vague persistante de Corona et les mesures prises en conséquence, entravent actuellement une reprise économique complète. Par conséquent, le marché ne semble pas vraiment convaincu que l'inflation va reprendre et que les taux d'intérêt à long terme vont augmenter. C'était donc un retour à la case départ pour les actions cycliques. Il est clair que la plupart des actions cycliques sont encore cotées à bas prix aujourd'hui.

Mais grâce à des vaccins efficaces, selon AXA IM, le Covid devrait avoir quasiment disparu du monde ces 9 à 12 prochains mois. Ce qui relancera l'économie. Les taux d'intérêt à long terme pourraient ainsi remonter, ce qui serait bénéfique pour les banques, par exemple. Les actions cycliques anticiperont à un moment donné cette nouvelle normalité et prendront de la valeur. Des mesures prudentes ont été prises en ce sens dès octobre 2020 déjà.

Le passage des valeurs de croissance aux valeurs cycliques ne se fera pas de manière abrupte. En 2021, il ne s’agira sans doute pas « d’actions de croissance ou d’actions cycliques », mais peut-être bien « d’actions de croissance et d’actions cycliques ».

5. Inflation et obligations

Ce qui arrivera aux obligations d'État dépendra des prévisions de croissance et d'inflation. Sans une hausse de l'inflation, les banques centrales maintiendront des taux d'intérêt à long terme bas. Dans un tel contexte, les obligations d'État ne rapporteront pas beaucoup.

Mais les banques centrales veulent une inflation plus élevée. C'est pourquoi elles injectent des quantités massives de liquidités sur le marché et n’arrêteront pas en 2021. La reprise de l’inflation est attendue au cours du second semestre 2021. Surtout aux États-Unis, où cela pourrait entraîner une baisse du dollar, déjà entamée en 2020 et profitant aux actions des marchés émergents. Car ceux-ci empruntent en dollars, et plus le dollar est faible, moins ils doivent rembourser. Un dollar faible est également bénéfique pour les investissements dans les matières premières. Les produits de base sont cotés en dollars, donc plus le dollar est faible, moins il est coûteux de les transformer et de les utiliser. Et dans une économie en redressement, elles sont nécessaires en masse.

6. Volatilité

Bien sûr, il pourrait y avoir de la volatilité en 2021. C'est tout à fait normal. La bourse monte et descend à court terme. Si cela se produit, gardez la tête froide et souvenez-vous qu'investir est un exercice à long terme. Contactez votre agent AXA Banque.

2021 sera une bonne année boursière

De nombreux arguments plaident en faveur d'une bonne année boursière en 2021. Si 2020 était surtout favorable pour les actions de croissance, les marchés boursiers sont susceptibles de s'élargir en 2021, avec de multiples secteurs offrant un rendement potentiel.

Mais n'oubliez pas : un investissement se fait sur le long terme. La diversification est une règle d'or. En tout cas : votre meilleur investissement... c'est votre agent AXA Banque !

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