Quel bulletin de santé pour l'économie mondiale en février 2021 ?

Préparer votre avenir Investir Budget Corona Actualités – 10 mars 2021

Comment se porte l’économie mondiale pour ce deuxième mois de l’année 2021, un an après le début de la pandémie du covid-19 ? Un léger mieux global, avec des variations selon les pays, bien sûr. La raison : les campagnes de vaccination contre le corona en cours, certaines plus rapides que d’autres, avec, toujours, l’appui de la Fed et de la BCE pour relancer l’économie qui semble « tenir le coup ». Tour du globe, continent par continent.

bulletin de santé pour l'économie mondiale février 2021 
En février 2021, la situation sanitaire s’est globalement améliorée dans la plupart des pays sauf en zone euro. L’activité économique résiste.

La situation sanitaire s’est globalement améliorée dans la plupart des pays sauf en Europe (hors Royaume-Uni), où le nombre de contamination est stable (Allemagne) ou a tendance à augmenter (France, Italie), entrainant une prolongation ou un renforcement des restrictions. Voir infra.

Les campagnes de vaccination montent en puissance aux États- Unis et au Royaume-Uni, laissant présager une réouverture graduelle de l’économie.

L’activité économique résiste mieux que prévu aux différentes restrictions, en particulier dans le secteur manufacturier, même si le secteur des services reste particulièrement fragile. L’inflation a augmenté, mais une grande partie de la hausse s’explique par des facteurs techniques.

Enfin, la Fed (banque centrale des États-Unis) et la BCE (Banque centrale européenne) ont dû intervenir vocalement pour exclure toutes modifications de leurs politiques monétaires à court terme dans un contexte de hausse des taux d’intérêt sur les obligations souveraines.

Les États-Unis : bien, mais peut mieux faire

Aux États-Unis, la situation sanitaire s’est améliorée. Le nombre de nouveaux cas a continué de baisser jusqu’à mi-février avant de se stabiliser à environ 70 000 nouveaux cas par jour (niveau de fin octobre). En parallèle, la campagne de vaccination se déroule relativement bien puisque 22 % de la population a au moins reçu une dose.

Du côté des derniers indicateurs économiques, les ventes au détail sont ressorties en hausse en janvier (+5,3 % en glissement mensuel), la production industrielle progresse (+0,9 % en g.m (glissement mensuel)) et la confiance des ménages se rétablie (91,3 contre 89,3 en janvier). Le plan d’urgence de 1900$ Mds de l’administration Biden a été approuvé par la Chambre des Représentants mais sa validation en tant que tel au Sénat parait compromise puisque des élus Démocrates restent opposés à l’instauration d’un salaire minimum de 15$. Il n’y avait pas de réunion entre les membres de la Réserve Fédérale ce mois-ci, mais les marchés ont scruté les commentaires de Jerome Powell face à la forte remontée des taux d’intérêt. Il a exclu toute baisse immédiate du montant des achats d’actifs et réitéré le maintien d’une politique monétaire très accommodante dans le contexte d’une économie qui sort de crise.

Une zone euro toujours frileuse

En zone euro, la situation sanitaire ne s’améliore plus et a tendance à légèrement se dégrader, en particulier en France et en Italie, obligeant les gouvernements à réimposer des restrictions locales.

Dans le même temps, la campagne de vaccination est trop lente puisqu’en moyenne seulement 7,3 % de la population de l’Union Européenne a au moins reçu une dose (Fr : 6,9 % ; All : 7 % ; Ita : 6,8 % ; Esp : 7,7 %).

L’activité économique reste conditionnée à l’évolution des restrictions même si elle apparait plus robuste qu’escomptée grâce à la production manufacturière. Les indices PMI sont en hausse dans ce dernier (57,7 contre 54,8) et en baisse dans le secteur des services (44,7 contre 45,4).

En février, l’enquête de sentiment de la Commission Européenne confirme cette tendance puisqu’elle a atteint un plus haut depuis mai 2019 dans le secteur industriel (-3,1 contre -5,5) mais reste très faible dans le secteur des services (-17,1 contre -17,8).

La confiance des ménages est, quant à elle, inchangée. L’inflation est ressortie en forte hausse en janvier (+0,9 % en g.a (glissement annuel) contre -0,3 % en décembre) mais cela est dû à des facteurs techniques comme la mise à jour des poids des dépenses de consommation (soit la baisse des dépenses de voyage et hausse de l’alimentaire), le décalage des soldes ou encore le rétablissement de la TVA en Allemagne.

Au même titre que la Fed, la BCE a rappelé qu’elle pouvait augmenter ses achats afin de contenir la hausse des taux d’intérêt et ainsi maintenir des conditions extrêmement accommodantes pour faciliter la reprise.

Royaume-Uni : de nombreux voyants au vert

Au Royaume-Uni, la situation sanitaire s’est considérablement améliorée puisque les hospitalisations hebdomadaires sont désormais au même niveau que la France (9000 contre 30 000 au pic). En parallèle, la campagne de vaccination est efficace puisque 30 % de la population a déjà reçu au moins une dose.

Le gouvernement a autorisé la réouverture des écoles début mars mais pour le reste de l’économie cela sera très graduel. L’activité économique reste fragile, en particulier dans les services, même si le gouvernement a étendu les différentes mesures de soutien. Afin de soulager les finances publiques, le ministre des Finances a introduit l’idée d’une hausse des taxes sur le profit des entreprises.

Améliorations sanitaires et économiques en Asie

En Chine, la situation sanitaire reste maitrisée et l’économie poursuit sa reprise. En février, les indices PMI restent en territoire d’expansion, quoiqu’en légère baisse dans le secteur manufacturier (50,9 contre 51,5) et dans le secteur des services (51,4 contre 52,4). En dépit de certains risques identifiés comme le marché immobilier, la Banque centrale semble privilégier la stabilité de sa politique monétaire pour encourager la reprise.

Au Japon, les mesures de restriction liées à l’instauration de l’état d’urgence ont fait refluer le nombre de nouveaux cas. Le gouvernement espère assouplir les règles dans les prochaines semaines si la situation continue de s’améliorer et que la campagne de vaccination, qui a débuté mi-février, se déroule sans accroc.

En janvier, l’activité économique fut hétérogène, avec d’un côté la production industrielle et les exportations qui ont continué à progresser (respectivement +4,2 % en g.m (glissement mensuel) et +6,6 % en g.a (glissement annuel) mais de l’autre on a assisté à une rechute des ventes au détail (- 2,4 % en g.a contre -0,3 % auparavant), principalement due aux restrictions pendant l’état d’urgence.

Article rédigé sur la base des informations disponibles au 4 mars 2021.

Attention : cet article ne constitue nullement un avis de placement au sens du droit financier.

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