Économie mondiale en croissance, euro plus fort

Préparer votre avenir Actualités Investir – 04 septembre 2017

L'économie mondiale connaît sa plus forte croissance depuis la crise de la dette de 2008 et l'inflation reste sous contrôle – contrairement aux attentes d'un certain nombre d'observateurs. Mais le fait le plus marquant cet été fut l’appréciation de l’euro par rapport au dollar américain, alors que la livre britannique restait sous pression. 

L'euro se renchérit

macro-économie
Un euro plus fort par rapport au dollar signifie pour beaucoup de nos entreprises exportatrices que leurs produits deviennent plus chers à l'étranger.

À première vue, l’appréciation de l’euro n’a pas tellement d’incidence pour l'investisseur européen, mais elle entraîne une effervescence sur les marchés financiers et des corrections (lire: une baisse des bourses d’actions). Jusqu’ici, l’inquiétude liée à la Corée du Nord n’a pas produit de réactions notables sur les marchés, mais il est évident que nous devons suivre cela de près.

En cause, l’attente que la Banque centrale américaine (FED) augmentera peut-être les taux d'intérêt moins rapidement, la Banque centrale européenne (BCE) laissant pour sa part entrevoir que la politique de taux super-bas et du rachat d’obligations sur les marchés sera progressivement abandonnée.

Un euro plus fort par rapport au dollar signifie pour beaucoup de nos entreprises exportatrices que leurs produits deviennent plus chers à l'étranger. Historiquement, nous savons que cela exerce une influence sur la croissance économique et l'inflation au bout d’un an environ. Il nous faut par ailleurs examiner cela à l’aune d’une croissance économique mondiale de 3,5 %, chiffre le plus élevé depuis la crise de la dette de 2008.

Entre-temps, la livre britannique reste sous pression vis-à-vis de l’euro et les négociations sur le Brexit ne semblent pas vraiment avancer.

Croissance et économie

Les économistes admettent généralement que la croissance aux États-Unis restera supérieure à 2 %, malgré l’absence d’incitations fiscales ou d’investissements des pouvoirs publics.

Dans la plupart des pays de ce côté de l’Atlantique, on constate au deuxième trimestre 2017 une croissance économique supérieure à celle du premier trimestre. Des enquêtes récentes auprès des entreprises confirment une croissance supérieure, tant en Allemagne qu’en France.

Entretemps, l'inflation semble sous contrôle ou reste même en dessous des prévisions d'un certain nombre d'observateurs, de sorte que le marché ne tient pas compte de changements radicaux, s’agissant du niveau des taux à court ou long terme.

Stratégie d’investissement

Malgré l’appréciation de l'euro, qui pourrait s'inverser partiellement vers la fin de l’année, la vision d’AXA Investment Managers reste inchangée. Les investissements qui cartonnent dans un contexte de croissance – des actions aux obligations à haut rendement ou obligations de pays émergents – bénéficient d’une pondération supérieure dans les portefeuilles.

Les marchés d’actions aux USA restent fortement appréciés et la surperformance  (‘outperformance’) assez nette des actions européennes au début de l’année a réduit la différence d’appréciation. En matière de ratio cours/bénéfice, les actions américaines sont négociées à un niveau supérieur à la moyenne historique. Les prévisions de bénéfices des entreprises américaines pourraient être mises sous pression par la baisse des prix de l'énergie dans la mesure où le secteur énergétique a contribué en 2017 pour environ un tiers à la croissance des bénéfices.

Si l’on se penche sur les actions internationales, on constate toujours une sous-appréciation relative par rapport aux actions américaines. Stratégiquement, nous restons donc sous-pondérés en actions US et surpondérés pour ce qui est de la zone euro, de la Suède et des pays émergents.

S’agissant des obligations, AXA Investment Managers s’en tient à une préférence pour les obligations liées à l'inflation américaine et européenne, les attentes concernant une inflation en hausse pouvant croître progressivement.

En raison des risques géopolitiques comme la crise autour de la Corée du Nord ainsi que des conséquences de l’ouragan Harvey, on a pu observer des taux d'intérêt inférieurs, mais les chiffres montrent que le faible chômage aux États-Unis entraîne une pression sur les salaires et, finalement, des prix supérieurs pour les produits et les services. Vision neutre sur les obligations souveraines. Les taux, qui pourraient devenir volatils en lien avec les attentes quant aux décisions de la Banque centrale américaine, restent bas. Les obligations souveraines européennes des pays principaux restent fortement sous-évaluées.

Source : AXA Investment Managers, Investment Reseach, juillet 2017.

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