L’ économie mondiale sous l’emprise des débats politiques et des banques centrales

Préparer votre avenir Actualités Investir – 28 novembre 2018

Selon AXA IM, la croissance mondiale demeure correcte. La croissance économique n'est toutefois plus synchrone. Autrement dit, les États-Unis jouent un rôle moteur, tandis que le reste du monde est confronté à un ralentissement de la croissance. Selon AXA IM, l'économie continuera toutefois de soutenir l'évolution des bénéfices d'exploitation. Entre-temps, le débat politique occupe le devant de la scène partout dans le monde. Italie. Brexit. Guerre commerciale. Et les banques centrales se trouvent face à un dilemme : relever les taux d’intérêt ou non?

Europe : les marchés sont dominés par le débat politique

Les États-Unis jouent un rôle moteur pour la croissance économique mondiale 
La croissance mondiale demeure correcte, mais ne plus synchrone: les États-Unis jouent un rôle moteur, tandis que le reste du monde est confronté à un ralentissement de la croissance.

Le 25 novembre, un accord concernant le brexit a été approuvé par les leaders européens. Pour le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, il s'agit du seul deal possible. Il appelle le parlement britannique à ratifier le traité et à prendre ses responsabilités.
La première ministre britannique, Theresa May, est fermement convaincue qu'il s'agit du meilleur deal pour les Britanniques et les Européens. Un tel deal éviterait une rupture - brutale - avec l'UE. Cela limiterait au maximum le coût du brexit sur le plus long terme. Mais elle doit se battre pour trouver une majorité politique qui voudra accepter ce deal avec l'Union européenne.

Les yeux du monde entier sont désormais rivés sur les Britanniques. Quel sera leur vote ? Si les Britanniques ne sont pas d'accord, il faudra s'attendre à un brexit dur. Ou il pourrait même ne pas y avoir de brexit. Un brexit dur signifie une rupture totale avec l'Europe sur le plan juridique et économique et le risque de démarrer des négociations, ce qui pourrait évoluer en accord commercial. Le processus pourrait durer des années, être très coûteux, pour une issue incertaine. Un brexit dur impliquerait un ralentissement économique, des pertes d'emplois, la disparition des avantages du libre-échange, la perception de taxes sur les exportations et les importations, un exode de grandes entreprises hors de Grande-Bretagne, etc.

Mais la situation n'évoluera peut-être pas de la sorte. Car l'issue la plus probable selon AXA Investment Managers est que le parlement britannique soutiendra le deal concernant le brexit, même s'il faudra attendre le début 2019. Quelle que soit l'issue du vote, les tribulations du brexit continueront de dominer l'agenda au cours des prochaines années.

Avec le brexit, les soucis italiens sont un peu relégués au second plan. Le gouvernement populiste italien semblait vouloir entrer en conflit avec l'Europe, mais répond désormais aux exigences européennes.

Dans ce contexte politique, l'Europe a déçu au troisième trimestre. Le PIB a progressé d'à peine 0,2% sur une base trimestrielle, contre 0,4% au deuxième trimestre. Ce ralentissement a été principalement imputable à l'Allemagne, où l'activité a fortement pâti de la faiblesse du marché extérieur, et à l'Italie, où la croissance s'est interrompue à la suite des difficultés politiques rencontrées avec l'Europe.

Entre-temps, le président de la BCE, Mario Draghi, est confronté à une situation complexe. Il a annoncé que le taux pourrait se maintenir pendant un certain temps encore à zéro en cas de croissance décevante. Mais son mandat prend fin en octobre 2019. La question est donc de savoir s'il est encore en mesure de peser lourdement dans la balance. Ses successeurs potentiels sont favorables à un léger relèvement de taux. Quoi qu'il en soit, la décision n'est pas simple. Il faudra tenir à l'œil ses déclarations au cours des prochaines semaines. Quel signal donnera-t-il ?

États-Unis : en proie à la Fed et à la guerre commerciale 

Le résultat des élections de mi-mandat a confirmé les attentes d'AXA IM. Les Républicains conservent leur majorité au Sénat (et la renforcent même), tandis que les Démocrates remportent la Chambre des représentants. Le Président Trump pourra donc continuer à prendre des initiatives, mais il devra gouverner de manière plus prudente. Ainsi, il ne pourra plus stimuler l'économie américaine de manière débridée. La surchauffe économique redoutée par les économistes semble dès lors écartée.

Les indicateurs économiques demeurent bons (à très bons) aux États-Unis. Toutefois, un (léger) ralentissement de croissance se profile à l'horizon. Selon AXA IM, un ralentissement de croissance n'est pas synonyme de récession. L'économie continuera de bien se porter.

Il est très probable que la Réserve fédérale (Fed) s'en tienne à son plan de relever encore une fois son taux en décembre de cette année. Et en 2019, on anticipe trois nouvelles hausses de taux. Avec ces hausses de taux, la Réserve fédérale s'efforce de stimuler l'économie, avec une inflation stable située aux alentours des 2%. Sans surchauffe et sans ralentissement notoire. Ce ne sera pas une sinécure d'y arriver. Beaucoup pensent que la Fed procédera à un, voire plusieurs relèvements de taux de trop. Ce qui pourrait provoquer un brusque plongeon de l'économie. D'autres estiment que la Fed fait bien son boulot et que trois hausses de taux sont nécessaires.

Entre-temps la guerre commerciale bat son plein. Reste à savoir quelle sera la phase suivante. Le Président américain Trump et son homologue chinois Xi Jinping parviendront-ils à un accord lors du G20 des 30 novembre et 1er décembre ? Les prévisions de résultat positif sont faibles, mais une surprise n'est jamais à exclure.

En effet, l'économie chinoise se porte moins bien que prévu. Les effets des taxes commerciales ne font qu'accélérer le phénomène. Le gouvernement chinois prend des mesures pour relancer le moteur.

Les marchés financiers sont clairement nerveux en raison de ces incertitudes. Cela s'est clairement manifesté au début du mois d’octobre, quand les indices boursiers ont enregistré une sérieuse correction.

Banques centrales : hausse de taux ?

Les banques centrales doivent agir à présent. En effet, tout cela n'a assurément pas échappé à la Fed. Reste désormais à savoir si Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale, s'en tiendra à ses 3 hausses de taux. Ou s'il reconnaîtra que toutes ces constatations pourraient avoir une incidence potentielle sur l'économie américaine et donnera le signal que la Fed se montrera prudente en matière de hausses de taux ?

Et que fera Draghi ? Attendra-t-il ou procédera-t-il à une hausse de taux ?

Beaucoup de choses s'éclairciront au cours des prochains mois. Entre-temps, la volatilité persistera pendant un certain temps encore sur les marchés.

Source : AXA IM

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