Économie : vers une accélération de la croissance économique mondiale ?

Préparer votre avenir Actualités Investir – 15 juin 2017

Comment l’économie va-t-elle évoluer en 2017 ? De manière générale, les observateurs s’attendent à un environnement économique relativement favorable avec une accélération de la croissance mondiale, attribuable principalement aux États-Unis et aux économies émergentes. Avec, pour conséquence, de plus grandes marges et des bénéfices en augmentation dans les entreprises. 

Inflation croissante au ralenti

nous devons probablement nous attendre à l’automne aux premiers signaux de la BCE montrant que la stratégie de maintien du taux extrêmement bas doit être modifiée.

Entre-temps, nous sommes d’avis que l’inflation peut augmenter lentement aux États-Unis dans un premier temps, où le chômage est réduit. La pression sur les salaires peut augmenter, donnant ainsi un regain à la consommation. La banque centrale américaine va continuer à relever progressivement les taux d’intérêt.

En Europe, la Banque centrale européenne ne sera pas rapidement tentée d’accroître les taux d’intérêt à court terme. La politique visant à acheter en permanence des obligations et de ce fait, à créer de nouvelles liquidités, va se poursuivre encore un temps. Dans les chiffres, on observe une croissance économique modérée constante. Les enquêtes mesurant la confiance des entrepreneurs témoignent également d’une confiance croissante. Toutefois, nous devons probablement nous attendre à l’automne aux premiers signaux de la BCE montrant que la stratégie de maintien du taux extrêmement bas doit être modifiée.

Nous devons probablement nous attendre à l’automne aux premiers signaux de la BCE montrant que la stratégie de maintien du taux extrêmement bas doit être modifiée.

Les risques politiques n’entraînent pas de stress significatif sur les marchés

En Europe, l’instabilité politique plane depuis longtemps comme une ombre au-dessus des marchés financiers, avec le Brexit et les élections dans différents pays européens comme principaux motifs. Mais l’issue des scrutins aux Pays-Bas et en France, où Emmanuel Macron va pouvoir mener à bien son projet politique en étant soutenu par une large majorité, a renforcé la confiance des marchés. À l’automne, les Allemands prendront à niveau le chemin des urnes, et il y a fort à attendre que la coalition entre le CDU d’Angela Merckel et le SPD de Martin Schulz, l’ancien président du parlement européen, pourra se poursuivre.

Même le Brexit et le résultat inattendu des élections au Royaume-Uni ne semblent pas avoir entaché les marchés. La livre britannique a perdu une bonne partie de sa valeur face à l’euro. En raison d’une livre plus faible, les prix des produits importés augmentent. Cela peut entraîner une inflation plus élevée et, par conséquent, un taux à long terme lui aussi plus élevé. Pour les multinationales britanniques cotées en bourse, cette monnaie faible peut être positive, car ils réalisent leurs revenus dans d’autres devises. Leurs bénéfices peuvent donc augmenter. Un sentiment accru d’insécurité se fait ressentir. L’approche du Brexit par les Britanniques (à savoir un « Brexit dur », un « Brexit doux » ou un « Brexit chaotique ») fait pression sur le climat d’investissement et le sentiment des investisseurs.

Quelles sont les conséquences pour les différentes catégories d’actifs ?

En ce qui concerne les actions, nous nous attendons à ce que de plus grands bénéfices des entreprises se traduisent en une performance positive, bien que modérée. Le niveau des valorisations en bourse n’est pas exagérément onéreux et le sentiment du marché reste positif.

  • Lorsque l’on se tourne vers l’avenir, la zone euro prend plus de poids : les chiffres macroéconomiques s’améliorent, le risque politique s’est affaibli et les bénéfices d’exploitation montraient une augmentation de 20 % sur base annuelle au premier trimestre.
  • Pays émergents : la dynamique de croissance augmente et les marchés sont relativement bon marché.
  • Aux États-Unis, les chiffres macroéconomiques sont plutôt décevants mais la croissance du bénéfice s’accélère clairement au dernier trimestre.

Les obligations d’État des principaux pays de la zone euro sont cependant chères. Les taux à long terme peuvent progressivement et légèrement augmenter, en fonction des prévisions d’inflation, de la croissance économique et de la politique des banques centrales pour passer à des taux d’intérêt plus « normaux ». Les gestionnaires de fonds préfèrent les obligations liées à l’inflation ainsi que les obligations des pays en développement.

Les obligations d’entreprise se posent encore comme une alternative, mais dans le volet obligataire d’un portefeuille, nous partons d’une performance relativement meilleure (une « surperformance ») des obligations à haut rendement.

Source : AXA Investment Managers

Conseils et questions sur nos produits

Contactez votre Agent bancaire AXA

AXA utilise des cookies pour faciliter la visite du site Internet. Plus d'infos

Autoriser les cookies