Le point de l’économie mondiale

Préparer votre avenir Investir Budget Corona Actualités – 09 novembre 2020

La résurgence du coronavirus contraint plusieurs pays européens à se reconfiner et sème le doute sur la relance de l'économie américaine. Pendant ce temps, les élections américaines continuent de dominer le débat. Et la question de Brexit n'est toujours pas réglée.

impact économie mondiale 
Le résultat des élections américaines a un impact sur l'économie mondiale.

États-Unis d’Amérique

Au troisième trimestre, le PIB a augmenté de 33,1% sur base annuelle, mais les enquêtes d'octobre indiquent déjà un net ralentissement au quatrième trimestre, notamment de la demande. Le PMI pour l'industrie a légèrement augmenté, de 53,3 à 53,4, mais la confiance des consommateurs est à nouveau en baisse (100,9 contre 101,8 en septembre) et les mesures supplémentaires contre le corona pourraient amortir le rebond.

La Federal Reserve soutient l’économie à long terme

Il est logique que les élections américaines dominent actuellement tous les débats, tant au niveau national qu'international, même face à un coronavirus qui se propage très rapidement. Aux États-Unis, d'ailleurs, on assiste à une « troisième vague de contaminations ». Après les élections, le virus devrait à nouveau dominer l'actualité et entraîner une certaine volatilité.

Quoi qu'il en soit, l'économie est bien soutenue par un tsunami de liquidités, grâce à la Federal Reserve. En raison de la pandémie et des mesures draconiennes qui y sont liées, l'économie a bien besoin de cette infusion pour au moins se stabiliser et espérer se développer sur les marchés financiers. Et cela sera nécessaire pendant un certain temps encore. La FED l'a déjà compris et a signalé qu'elle laisserait le robinet ouvert (traduisez : maintiendrait le taux d’intérêt à un niveau très bas) pendant quelques années encore.

Mesures de soutien

La Federal Reserve est encore en train de jouer les anges gardiens et d’injecter des tas de liquidités dans le système, mais Jérôme Powell (président de la Federal Reserve) a déjà indiqué que les mesures de soutien du gouvernement seront cruciales pour relancer l'économie américaine.

À l'approche des élections, aucun consensus n'a été trouvé entre les républicains et les démocrates concernant de telles mesures. La décision a d’ailleurs été reportée après les élections. Mais ce soutien est vraiment nécessaire, à présent que la pandémie flambe. Les marchés financiers attendent cette bouée de sauvetage, plus que jamais. Et ils partent du principe qu’elle arrivera.

Biden gagnant ?

Une victoire éventuelle de Biden serait bien accueillie par les marchés.

Les marchés accueilleraient positivement une victoire éventuelle de Biden. Celui-ci a en effet promis des milliards de dollars sous la forme d'un « Green New Deal », avec des investissements dans les infrastructures, les soins de santé et l'économie verte. Il veut financer cela en augmentant l'impôt sur les sociétés de 21% à 28%. Or, la baisse à 21% est justement la mesure pour laquelle Trump a été plébiscité par les entreprises. Mais les marchés pensent que les investissements massifs proposés par Biden feraient plus que compenser l'augmentation des taxes. De plus, un gouvernement Biden serait probablement synonyme de davantage de stabilité, surtout au niveau international. Et la stabilité est bonne pour les affaires. On s'attend également à ce que le dollar dévalue un peu en cas de victoire de Biden. Les démocrates sont plus enclins à s'endetter et un dollar faible favorise les exportations.

Quel que soit l'élu, les mesures de soutien seront probablement le premier point à l'ordre du jour présidentiel. Car comme l'a dit Bill Clinton : « It’s the economy Stupid ». Ce qui signifie que seule l'économie est importante pour les Américains.

Europe

Face à la détérioration de la situation sanitaire et à la forte pression exercée sur les systèmes hospitaliers, différents gouvernements européens ont dû annoncer de nouvelles restrictions. La France et l'Allemagne ont décrété un confinement d'un mois qui, bien qu'il soit plus léger qu'au printemps, laisse encore entrevoir un espoir de reprise au quatrième trimestre. L'activité au troisième trimestre a été surprise par la hausse de 12,7% du PIB sur base trimestrielle après la baisse de 11,8% au deuxième trimestre. Toutefois, les données d'octobre indiquaient déjà un ralentissement, la confiance du secteur privé étant passée de -13,9 à -15,5 et celle du secteur des services à -11,8. Seule la confiance dans le secteur de la production a augmenté. La perspective d'un fort rebond en 2021 s'amenuise à mesure qu’augmente la probabilité que les gouvernements appliquent une stratégie de décentralisation plus progressive. En outre, la relance continuera à dépendre de la distribution massive d'un vaccin, de la pérennité du soutien budgétaire national et de la répartition des fonds engagés dans le plan de relance européen. Cependant, ce dernier n'a toujours pas été approuvé par le Parlement, ce qui compromet le déboursement rapide des fonds.

La BCE laisse sa politique monétaire inchangée, en attendant l'évolution de la pandémie.

La BCE a annoncé laisser sa politique monétaire inchangée lors de sa dernière réunion. Lors de la réunion de décembre de la commission, elle a toutefois indiqué qu'elle adapterait sa politique à l'évolution de la pandémie et aux nouvelles prévisions d'inflation. Nous pensons que la BCE va annoncer une augmentation de son Asset Purchase Program (APP) et mettre en œuvre un nouveau cycle plus généreux de Targeted Long Term Refinancing Operations (TLTRO).

Grande-Bretagne

Une propagation rapide du coronavirus a également été observée au Royaume-Uni. Le gouvernement a donc décidé d’imposer un nouveau confinement.

Les derniers indicateurs de l'activité économique sont également en baisse, s’ajoutant aux incertitudes entourant le Brexit. Le sommet européen de la mi-octobre n'a pas permis de clarifier la situation et les discussions semblent avoir été bloquées. Cependant, les deux parties semblent les relancer et un accord est encore possible avant la fin de l'année.

Chine

Alors que toute l'Europe est aux prises avec l'épidémie de corona, l'économie chinoise retrouve sa vitesse de croisière. La production industrielle ayant retrouvé le niveau d'avant la crise, la Chine a également pu compter sur le retour de la demande internationale par le biais des exportations. Enfin, la demande intérieure a également rebondi et devrait bien résister dans les semaines à venir, à moins que les inquiétudes concernant la résurgence de l'épidémie ne ralentissent cette dynamique.

Enfin, le parti communiste chinois a défini les lignes directrices de son prochain plan quinquennal. La Chine veut devenir un pays moins dépendant de ses exportations et plus autonome sur le plan technologique. En bref, elle veut se concentrer sur son marché intérieur. D'ici 2035, l'économie chinoise devrait doubler, ce qui correspond à un taux de croissance de 4,7 %. Ce n'est pas exceptionnel pour une économie chinoise.

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