L'influence de votre comportement sur vos investissements

Préparer votre avenir Investir Budget Actualités Corona – 15 mars 2021

La pandémie du Covid-19 est le premier véritable test depuis la dernière contraction de l'économie déclenchée par la crise financière de 2008. Tout investisseur qui a détenu un portefeuille dans les années 2008-2010 se souvient de l'anxiété et des réactions inappropriées de nombreux investisseurs à cette époque. L'année 2020 ne fut pas si différente et l'investisseur paniqué pourrait bien s’en mordre les doigts aujourd'hui.

Comment cela se passe-t-il en pratique ?

votre comportement aura été le plus grand facteur 
Les investisseurs qui réussissent ne se fient pas uniquement sur leur force de caractère mais utilisent également des outils pour les soutenir et les guider dans leurs décisions d'investissement.

Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de résultats d'investisseurs qui ont réagi différemment au recul du marché en 2020. Ces chiffres démontrent qu’en investissements, la panique est un mauvais conseiller. C'est particulièrement vrai en 2020, compte tenu de la réaction du marché à la crise du COVID-19. Contrairement à la crise de 2008, après laquelle les marchés ont mis des années à se redresser, nous avons vu que la reprise en 2020 a été beaucoup plus rapide. Cette reprise est le résultat de mesures de soutien économique, fiscal et monétaire sans précédent, décidées dans les premiers mois de l'épidémie.

  Performance de différents portefeuilles (1/01/2020 - 15/12/2020)   Scenario 1: garder le portefeuille inchangé   Scenario 2: sortie du portefeuille en pleine crise   Scenario 3: réinvestissement d'un quart du portefeuille en pleine crise  
Bench Défensif 10 Y plus 4,03% -8,15% 5,88%
Bench Balancé 10 Y plus 3,20% -12,30% 6,09%
Bench Ambitieux 10 Y plus 1,70% -19,75% 6,70%

Il s'agit de rendements bruts : les coûts et les taxes ne sont pas inclus dans le calcul.
Il s'agit de retours passés et donc d'un indicateur non fiable des retours futurs.

Investir, une affaire d’émotions engendrant des biais comportementaux importants :

Investir, c'est atteindre des objectifs financiers importants: construire sa retraite, un avenir pour ses enfants, ses petits-enfants ou bien préparer le financement d’un achat important. Investir est donc une affaire très émotionnelle ; ceux qui pensent différemment n'ont généralement pas connu de crise financière comme celle que nous venons de traverser. Lorsque votre portefeuille est à risque, ce sont vos projets de vie qui sont mis en péril.

Malheureusement, les émotions peuvent souvent obscurcir notre jugement et nous pousser à agir de manière irrationnelle.

Malheureusement, les émotions peuvent souvent obscurcir notre jugement et nous pousser à agir de manière irrationnelle car c’est notre instinct primaire qui se déclenche en premier lieu face au risque. Des biais comportementaux peuvent alors apparaître et affecter notre capacité de jugement en nous poussant à réagir de manière excessive.

Le graphique 1 ci-dessous illustre les sentiments de l’investisseur par rapport aux cycles du marché. C’est généralement lorsque les marchés sont surévalués que l’investisseur est europhorique et souhaite investir davantage. A l’inverse, lorsque les marchés atteignent leur point bas, l’investisseur est souvent découragé et ne profite pas des opportunités qui s’offrent à lui. Historiquement, il a été démontré qui ce décalage entre les sentiments de l’investisseur et les marchés est une source importante de sous-performance.

Graphique 1 : La courbe de sentiments de l’investisseur

graphique 1

Cette courbe des sentiments est le résultat de biais comportementaux bien connus dont les plus importants sont détaillés ci-après :

  • L’aversion aux pertes (loss aversion): Nous ressentons la douleur des pertes environ deux fois plus fort que le plaisir des gains. Cela peut déboucher sur des profils d’investisseurs trop conservateurs ou sur des ventes impulsives quand les marchés baissent.
  • L’effet de récence (recency bias): Nous avons tendance à sur-réagir à des événement récents. Cet effet est responsable de la volatilité excessive des marchés en période de baisse par exemple. Lorsque les marchés baissent, de nombreux investisseurs surréagissent et vendent leurs positions. Par analogie, c’est un peu comme si vous fuyiez les magasins en période de solde.
  • Le biais de confirmation (confirmation bias): Nous recherchons des informations qui confirment la façon dont nous pensons déjà. A notre aversion au risque et effet de récence, vient s’ajouter tout un flux d’information (via l’actualité notamment) qui tend à nous confirmer que la situation est dramatique car nous sélectionnons instinctivement les nouvelles qui tendent à renforcer notre anxiété actuelle. Cela augmente notre anxiété et notre réaction instinctive de vente.

Lorsque nous considérons tous ces facteurs ensemble, il est clair que la peur de la sous-performance à court-terme est le plus grand risque pour les investisseurs.

Voici quelques exemples de pratiques qui peuvent être appliquées afin de réduire les biais comportementaux :

  • Etablir votre profil de risque: cette étape permet d’évaluer votre appétit et votre résilience au risque et détermine le montant que vous pouvez investir.
  • Une vision long terme de la performance: par exemple, si vous investissez en bourse, le risque que vous prenez dépendra toujours de votre horizon d’investissement. Fluctuations à court terme pouvant être importante, nous privilégions les horizons plus longs pour générer de la performance.
  • La diversification: tous les actifs ne se comportent pas de la même manière en période de crise. Le risque spécifique à un actif, un secteur, un pays peut être grandement atténué grâce à une bonne diversification. A titre d’exemple en 2020, une exposition au marché des actions chinois et américains auront permis de compenser une Europe à la traine dans votre portefeuille.
  • Aligner le portefeuille à ses objectifs: les risques encourus doivent être adaptés à vos objectifs de vie. Il est conseillé, par exemple, de prendre peu de risque sur votre réserve de liquidité à court terme. Pour des objectifs plus lointains, il sera conseillé de prendre un peu plus de risque tout en respectant votre profil et horizon d’investissement.
  • Ne pas chercher à « jouer » avec le marché à court terme: anticiper le marché est compliqué car souvent contre-intuitif (voir courbe de sentiment de l’investisseur) et imprévisible. C’est également très risqué. Il est généralement admis qu’une grande partie de la performance d’une année est réalisée sur quelques sessions boursières. A titre d’exemple en 2020 : sur l’indice S&P500, vous auriez effacé 20% de performance en manquant les trois meilleures journées de l’année.

Evitez les pièges lorsque vous investissez grâce à votre conseiller en investissement :

Chez AXA Banque, le conseiller en investissement occupe un place primordiale dans la relation avec le client. Nous sommes convaincus que les investisseurs performants ne se contentent pas de leur seule force de caractère pour maîtriser leurs émotions, ils utilisent également des outils qui les aident et les aiguillent dans leurs décisions d'investissement.

Et c’est précisément ce que vous proposent nos conseillers : vous amener, en discutant avec vous, à cerner différents modes de comportement et à utiliser les outils qui vous permettent de diversifier votre portefeuille. Ils peuvent aussi vous aider à évaluer vos attentes, afin que vous soyez prêt émotionnellement à résister aux fluctuations, parfois extrêmes, des marchés.

N’hésitez pas à contacter votre Agent bancaire AXA pour toute information et conseil en investissement.

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