Les Norvégiens et leur économie: y a-t-il autre chose à part le pétrole ?

Préparer votre avenir Investir – 25 avril 2017

Un beau pays dans le Nord de l'Europe. Connu surtout pour son pétrole. Mais qu'est-ce que la Norvège évoque pour nous lorsqu’on parle de son économie ? Après une période économique moins favorable, les perspectives sont meilleures. 
Avec un bel atout pour la croissance de ce pays du Nord de l’Europe : le gigantesque fonds souverain norvégien. Une gestion intelligente des revenus pétroliers a en effet permis aux Norvégiens d’alimenter ce fonds qui est devenu le plus grand du monde.

couronne norvégienne

Situation économique de la Norvège après la chute du prix du baril de pétrole

En juillet 2016, le chômage a atteint en Norvège son plus haut niveau (5 %) depuis la crise pétrolière de la fin des années 80. Si ce chiffre peut sembler très bas au regard des standards européens, il cache néanmoins des réalités très diverses. 

Le chômage s’élevait en effet à 3 % en 2014, avant que les cours pétroliers ne plongent de plus de 70 %. Cette correction du cours du pétrole a eu un impact très négatif sur l’économie norvégienne. En effet, 20 % du PIB est issu des hydrocarbures.

Du coup, en 2015, la croissance est passée de 2,3 % à 1 %. Cette baisse fait suite à une chute des investissements de 4 % en un an. Heureusement, cette baisse a été compensée par la hausse de la consommation des ménages (+2 %) et des exportations (+2,6 %).

Relance de l’économie norvégienne grâce à une politique monétaire accommodante

Comme la hausse du chômage commençait à freiner la consommation des ménages, la Norges Bank a décidé de tout miser sur la compétitivité externe pour maintenir la croissance des exportations. 

La banque centrale norvégienne a à cet effet réduit progressivement son taux directeur en l’abaissant jusqu’à un niveau record de 0,5 % en mars 2016 (taux toujours d’actualité). Le but de cette manœuvre était évidemment de faire baisser la couronne norvégienne. 

Si le but a été atteint dans un premier temps, avec une baisse de la monnaie norvégienne de 15 % entre mai et septembre 2015, le cours EUR/NOK s’est par la suite stabilisé. 

C’est ainsi, que depuis février 2016, poussée par la hausse du cours du baril de pétrole, la couronne norvégienne s’est de nouveau appréciée. 

Cependant, elle est confrontée à deux problèmes majeurs : l’inflation et une bulle immobilière. Si la couronne baisse, l’inflation sera encore plus forte. De plus, baisser davantage les taux pourrait accentuer l’envolée des prix de l’immobilier. 

La banque centrale norvégienne a donc pris la décision de ne pas davantage diminuer ses taux directeurs en 2016. La tendance haussière de la couronne devrait donc se poursuivre dans les prochains mois. Surtout que les derniers chiffres économiques sont encourageants et que l’inflation reste élevée !

Le fonds souverain norvégien stimule la croissance

En effet, en 2017, la croissance devrait être un peu plus soutenue et le taux de chômage devrait se stabiliser (4,5 %). Cette embellie fait suite à la politique monétaire de la Norges Bank, mais également à la politique budgétaire expansive du gouvernement de droite qui l’a financé en puisant dans l’énorme fond souverain du pays. Celui-ci est le plus important au monde en matière d’actifs (environ 885 milliards d’euros, soit 2,3 fois le PIB national). 

Créé dans les années 1990, ce fonds est destiné à financer les futures dépenses de l'État-providence en faisant fructifier les revenus pétroliers du pays. Placé en actions (62,5 % de son portefeuille), en obligations (34,3 %) et dans l’immobilier (3,2 %), il détient des participations dans près de 9.000 entreprises mondiales. Environ 3 % de sa valeur peut être utilisé pour le budget de l'Etat norvégien.

Diversification de l'économie norvégienne

En créant ce fonds, le gouvernement norvégien affirme sa volonté de diversifier l'économie, pour être moins dépendant de revenus pétroliers et des fluctuations de sa monnaie. Si la Norvège réussit, il est possible de constater à moyen terme une appréciation durable de la NOK envers l'euro.

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