Covid-19 : la vaccination au chevet de l’économie mondiale

Préparer votre avenir Investir Budget Corona Actualités – 06 mai 2021

Covid-19 : la situation sanitaire et économique mondiale reste toujours fragile en avril, avec des grandes disparités entre pays. Un facteur crucial : le taux de vaccination. Prenons le pouls des grands acteurs économiques.

vaccination au chevet de l’économie mondiale
La pandémie du coronavirus occupe toujours l’actualité économique et sanitaire. La vaccination monte en puissance mais il existe de fortes disparités entre pays.

La situation sanitaire mondiale reste extrêmement fragile comme en témoignent les grandes difficultés rencontrées par l’Inde ou le Brésil. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, le succès de la campagne vaccinal a permis de réduire progressivement les restrictions et on y constate déjà un rebond de l’activité. En zone euro, le retard pris dans la vaccination et le maintien nécessaire de restrictions accentuent le découplage économique.

Bulletin sanitaire et économique positif aux États-Unis

Aux États-Unis, les perspectives sanitaires et économiques se sont considérablement améliorées en avril. Le nombre de nouvelles contaminations au COVID-19 restent contenues tandis que le rythme de vaccination a accéléré jusqu’à mi-avril pour atteindre 3,4 millions d’injections journalières avant de redescendre à 2,7 millions au 28 avril.

Au niveau des données économiques, la croissance au premier trimestre est ressortie en forte hausse à +6,5 % en glissement trimestriel annualisé (g.t.a) après +4,3 % au quatrième trimestre. Les dépenses de consommation ont fortement accéléré (+10,7 % en g.t.a / +23,6 % pour les biens et +4,6 % pour les services), bien aidées par le plan d’urgence adopté en janvier. En avril, l’enquête de la Fed de Philadelphie sur la confiance des ménages a affiché un plus haut historique depuis 48 ans tandis que les indices PMIs dans le secteur manufacturier et les services progressent une nouvelle fois à respectivement 60,6 et 63,1.

L’inflation a aussi fortement augmenté, s’établissant à 2,6 % en glissement annuel (g.a) et 1,6 % en excluant les composantes volatiles. Cela n’a pas perturbé la Réserve fédérale qui a réitéré le caractère accommodant de sa politique monétaire jusqu’à ce qu’elle constate « des progrès substantiels ».

Les discussions se poursuivent sur le financement du plan d’infrastructure, en particulier sur le niveau du taux d’imposition des profits. En parallèle, l’administration Biden mène un second combat, celui d’une taxation plancher afin que les entreprises n’aient plus aucun intérêt à localiser leurs profits dans les paradis fiscaux. Elle ne s’arrête pas là puisqu’elle a aussi dévoilé les contours d’un autre plan de soutien orienté vers la santé et l’éducation d’un montant de $1800Mds dont $1000Mds de nouvelles dépenses et $800mds sous forme de crédits d’impôt. Pour le financer, Biden semble disposer à annuler la baisse des impôts votés sous l’ère Trump envers les plus aisés et augmenter la taxation sur les revenus du capital.

La vaccination, le mot clé en zone euro

En zone euro, l’accélération de la vaccination a eu lieu grâce à une hausse des livraisons et de la montée en puissance des centres de vaccination. À ce stade, environ 22-25 % de la population a au moins reçu une dose dans les quatre principaux pays et l’objectif des 50 % d’ici à la fin juin semble atteignable (à d’augmenter le rythme de vaccination).

Les chiffres de croissance au premier trimestre sont ressortis, conformes aux attentes : en baisse en Allemagne (-1,7 % en glissement trimestriel (g.t)), en Italie (-0,5 %), en Espagne (-0,5 %) et en légère hausse en France (+0,4 %) grâce à des restrictions plus souples. En avril, malgré une poursuite du rebond de la confiance des ménages à -8,1 contre -10,8, les restrictions devraient peser sur la consommation des ménages. La production manufacturière continue de progresser et profite des perspectives de réouverture.

L’inflation poursuit aussi sa remontée, s’établissant à 1,6 % en g.a contre 1,3 % en mars. À ce stade, la BCE reste confiante dans le fait que la hausse de l’inflation est uniquement transitoire. Lors de sa réunion de politique monétaire, elle a conforté le caractère extrêmement accommodant de sa politique tout en repoussant à juin la décision d’augmenter ou diminuer les achats nets d’actifs. Les pays de l’UE ont soumis leurs projets pour prétendre aux fonds du plan de relance adopté en juillet dernier. Désormais, la Commission Européenne (CE) a deux mois pour valider (ou contester) les projets d’investissements. Une fois finalisé, la CE pourra commencer à débourser les fonds, probablement dès cet été.

Royaume-Uni : PIB en légère hausse, COVID en baisse

Le Royaume-Uni a réuni les conditions nécessaires pour un déconfinement graduel. Le nombre de nouvelles contaminations au COVID est faible tandis que 50 % de la population a au moins reçu une dose de vaccin. Néanmoins, la hausse devrait décélérer en mai à mesure que les doses serviront à la deuxième injection.

La mesure mensuelle du PIB est ressortie en hausse à +0,4 % en glissement mensuel (g.m), témoignant d’une certaine résilience de l’économie britannique pendant le confinement. En mars, les enquêtes PMIs restent en territoire d’expansion.

La Chine se redresse, le Japon aux soins intensifs

En Chine, la pandémie reste contenue et les restrictions domestiques demeurent faibles. L’activité économique s’est rééquilibrée au cours du premier trimestre puisque l’activité manufacturière a subi des problèmes d’approvisionnements et un léger ralentissement des exportations. En revanche, la consommation privée a accéléré en deuxième partie de trimestre grâce à la fin des restrictions et à la bonne tenue du marché du travail et des revenus.

Au Japon, la vaccination ne décolle pas puisque seulement 1,8 % de la population a au moins reçu une dose. En parallèle, la situation sanitaire s’est dégradée et le Japon doit désormais faire face à la propagation des variants, a priori plus contagieux. Le gouvernement a donc instauré une nouvelle fois l’État d’urgence dans les principales préfectures, contraignant la plupart des magasins à fermer et restreignant la mobilité pendant la « Golden Week ».

Article rédigé sur la base des informations au 3 mai 2021.

Attention : cet article ne constitue nullement un avis de placement au sens du droit financier.

Conseils et questions sur nos produits

Contactez votre Agent bancaire AXA

Plus d'articles à ce sujet

Accepter ou refuser un héritage ?

La plupart des héritages sont acceptés. Pourtant, il existe des situations où l'héritage est refusé. Le plus souvent, c'est parce que l'on pense qu'il y a des dettes. Parfois il y a aussi des raisons psychologiques, ou encore la crainte des droits de succession. Ou simplement parce qu'ils n'ont pas envie de tracasseries. Pour autant, le rejet d'un héritage est-il définitif ? Et existe-t-il une solution intermédiaire entre l'acceptation et le rejet ?

Plus d'infos

La force des intérêts composés pour préparer votre épargne-retraite

Einstein a décrit les intérêts composés, c’est-à-dire les intérêts calculés sur les intérêts, comme la plus grande force de l’univers. On pourrait également le reformuler ainsi : les petits ruisseaux font les grandes rivières. Et le rendement de cette accumulation pourrait bien être encore plus important que vous ne le pensez. Découvrez la puissance des intérêts composés, avec l’exemple de l’effet boule de neige.

Plus d'infos

Nouvelle taxe sur les comptes-titres : bon à savoir

La nouvelle taxe sur les comptes-titres est entrée en vigueur le 26 février 2021. Il s’agit d’une taxe annuelle de 0,15%, qui sera prélevée sur les comptes-titres d'une valeur moyenne supérieure à 1 million d'euros. Le prélèvement, déclaration et paiement se fera par la banque – en tant qu’intermédiaire – et aura lieu pour la première fois en novembre 2021.

Plus d'infos