Qu'est-ce qu'une obligation ?

Préparer votre avenir Investir – 26 avril 2017

Lorsque vous achetez une obligation, vous prêtez en votre qualité d'épargnant de l'argent aux pouvoirs publics, à une organisation internationale ou à une société. Le jour de l'échéance, l'émetteur de l'obligation rembourse le capital emprunté. Dans l'intervalle, vous percevez des intérêts réguliers. Le risque est limité et dépend surtout de la capacité de l'émetteur à honorer ses engagements.

Obligations
Investir dans un fonds d'obligations présente de grands avantages : il est souvent possible de démarrer avec un petit montant, vous investissez dans des obligations difficilement accessibles et le gestionnaire veille à la répartition équilibrée du risque.

Obligations, comptes à terme et bons d'état : semblables et différents à la fois

Une obligation émise par les pouvoirs publics s'appelle un bon d'état. Un bon de caisse, une obligation émise par une banque ou un organisme de crédit. À présent, si vous prêtez de l'argent à une banque, il est placé sur un compte à terme. Les entreprises peuvent émettre des obligations pour assurer leur bon fonctionnement et leur croissance.

La durée des obligations est généralement définie à l'avance. Le jour de l'échéance, l'émetteur vous rembourse l'argent emprunté. Dans l'intervalle, en général chaque année, vous percevez les intérêts convenus sous forme d'un coupon. La règle fondamentale est la suivante : plus la durée est grande, plus le taux d'intérêt est élevé.

Les obligations sont-elles risquées ?

Les obligations sont des produits relativement sûrs. Mais il existe toujours un risque que l'émetteur de l'obligation tombe en faillite, et ne soit plus en mesure de vous rembourser. C'est pourquoi dans les faits, les obligations d'état comportent moins de risque que les obligations de société : il y a peu de chance en effet que l'État tombe en faillite.

Les intérêts que vous percevez pour une obligation de société dépendent surtout de deux facteurs : la durée et la solvabilité de l'entreprise. La notation, ou score de solvabilité, constitue dans ce cas un indicateur de risque important. Une entreprise présentant une notation plus basse est légèrement moins solvable ; elle devra donc s'acquitter d'un remboursement légèrement plus élevé auprès de l'investisseur pour le convaincre de placer son argent.

Les obligations de bonne qualité – investment grade dans le jargon des investisseurs – se distinguent par leur notation BBB ou plus élevée. Les obligations BB+ ou inférieures sont appelées high yield ou obligations spéculatives.

Les types d'obligation

  • Si vous disposez d'obligations privilégiées, vous êtes le premier à récupérer votre argent si l'émetteur n'est plus en mesure d'honorer ses remboursements.
  • En cas d'obligations subordonnées, c'est l'inverse qui se produit : vous êtes remboursé seulement après les créanciers privilégiés et ordinaires.
  • Les obligations à coupon zéro sont des obligations dont les intérêts ne sont pas remboursés, mais ajoutés au capital. Ces intérêts génèrent à leur tour de nouveaux intérêts.
  • Il existe également des obligations perpétuelles. Il s'agit de prêts d'une durée indéfinie, sans date d'échéance à laquelle vous pouvez réclamer votre argent. Ce type d'obligation peut uniquement s'acheter en Bourse.
  • Les obligations indexées sont des obligations dont le rendement est couplé à un index (un taux de change, le prix de l'or, un indice boursier, l'inflation...).
  • Lorsque vous achetez des obligations en devises étrangères, vous devez toujours tenir compte du risque de change.

Comment conserver des obligations ?

Les obligations doivent obligatoirement être conservées sur un compte-titres.

Titres et obligations : les différences

Les entreprises peuvent également financer leurs activités en émettant des titres. Quelle différence avec des obligations ?

  • Les titres ne sont pas limités dans le temps et n'ont donc pas de date d'échéance.
  • Les obligations engendrent des intérêts chaque année. Il s'agit la plupart du temps d'un pourcentage défini sur votre dépôt. Avec les titres, vous n'avez aucune garantie de recevoir une contrepartie chaque année (un dividende). Le montant de ce dividende n'est pas non plus défini à l'avance.
  • Les pouvoirs publics peuvent collecter de l'argent via les obligations (bons d'état), mais ne peuvent pas émettre de titres.
  • Les obligations comportent moins de risque que les titres, qui peuvent également perdre beaucoup de valeur.

Investir via un fonds d'obligations

Si vous souscrivez à un fonds d'obligations, vous investissez dans les obligations de plusieurs (parfois des centaines) entreprises et/ou pouvoirs publics. Ce type de fonds diffère grandement d'une obligation ordinaire. Les avantages essentiels, à savoir le rendement connu à l'avance et la date d'échéance définie, ne sont en effet pas applicables à un fonds. La fiscalité des fonds d'obligations peut également s'avérer extrêmement complexe. Renseignez-vous au préalable pour ne pas vous laisser surprendre.

Mais investir dans un fonds d'obligations présente également de grands avantages :

  • Il est souvent possible de démarrer avec un petit montant ;
  • Le gestionnaire de fonds peut, pour les particuliers, investir dans des obligations difficilement ou pas accessibles, et peut facilement jouer sur les tendances et les changements de taux ;
  • Le gestionnaire veille également à la répartition équilibrée du risque.

Ce dernier ne doit pas être sous-estimé. Le défaut de paiement d'un émetteur n'aura alors qu'une répercussion limitée sur le portefeuille. Cela est d'autant plus important si vous souhaitez investir dans des obligations offrant un rendement élevé, mais moindre qualité.

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